2. Les conséquences écologiques de la pollution:::
Les conséquences écologiques de la pollution des ressources en eau se traduisent principalement par la dégradation des écosystèmes aquatiques.
Comme tout milieu naturel, un écosystème aquatique dispose d'une capacité propre à éliminer la pollution qu'il reçoit : c'est sa capacité "d'auto épuration". Cependant,
lorsque l'apport de substances indésirables est trop important, que cette capacité épuratoire est saturée, les conséquences écologiques peuvent être de différente nature.
Ainsi, un apport accidentel massif de substances toxiques peut provoquer une catastrophe écologique spectaculaire au niveau de la faune aquatique.
Mais les spécificités des milieux aquatiques engendrent des effets de pollution particuliers : Tout d'abord, l'eau a pour propriété de dissoudre la plupart des substances minérales ou organiques. De plus, elle met en suspension les matières
insolubles. En conséquence, tout polluant de l'eau peut se retrouver très loin en aval du lieu de contamination.
Par ailleurs, les gaz sont peu solubles dans l'eau. Les milieux aquatiques sont donc naturellement pauvres en oxygène dissous, élément indispensable à
la respiration de la faune aquatique. Or, la dégradation (l'élimination) par le milieu des pollutions organiques est fortement consommatrice d'oxygène : plus la pollution organique est forte, plus le milieu concerné s'appauvrit
en oxygène. Ce phénomène peut aller jusqu'à l'anoxie de l'eau (absence d'oxygène), avec des conséquences très graves pour la faune.
La relative pauvreté naturelle en oxygène dissous des milieux aquatiques amène les animaux à absorber des très grandes quantités d'eau
pour satisfaire leurs besoins en oxygène. Ils vont donc, beaucoup plus que les animaux terrestres, avoir tendance à ingérer de grandes quantités de toxiques, même lorsque ceux-ci ne se trouvent qu'en très faibles
quantités dans le milieu.
Enfin, les variations de température naturelles des milieux aquatiques sont d'une amplitude beaucoup plus faible que celle des milieux terrestres. Les organismes aquatiques
sont donc nettement plus sensibles aux changements de température, même faibles. De ce fait, ils sont particulièrement exposés lorsqu'ils sont soumis à une "pollution thermique" (rejet d'eaux chaudes dans le milieu).